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Neil Armstrong et Buzz Aldrin ont-ils vraiment marché sur la Lune ?

Canular

Selon la théorie du complot encore bien présente de nos jours, il ne se serait rien passé le 21 juillet 1969. L’homme n’aurait jamais marché sur la Lune. Les photos et la vidéo de Neil Armstrong marchant sur la lune seraient une pure invention.

Les sceptiques et adeptes de la conspiration pensent que la mission Apollo XI aurait été tournée dans un studio par la Nasa afin de prendre le pas sur les Soviétiques. À l’époque, la conquête spatiale était un enjeu politique majeur et l’avance de l’URSS aurait justifié une telle supercherie.

Est-ce le plus grand mensonge de l’histoire ?

 

C’est William Charles Kaysing, un écrivain  américain connu pour sa théorie portant sur les six alunissages du programme Apollo, effectué entre 1969 et 1972, qui serait l’initiateur des accusations relatives au programme Apollo.

Dans son livre de 87, sorti en 1974, intitulé : « Nous ne sommes jamais allés sur la Lune : une escroquerie à 30 milliards de dollars (We never went to the Moon : America’s Thirty Billion Dollar Swindle) Il nous dit que les probabilités de réussite de telles missions étaient de l’ordre de 0,0017 %.

Il est vrai qu’à l’époque, après une première analyse des photos, il existait pas mal d’argument de taille, en faveur de cette théorie.

Landing on the moon

Les arguments et contre-arguments :

  • Quand les astronautes posent le drapeau des États-Unis sur la Lune, celui-ci « flotte » au vent, alors qu’il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune. De plus, le drapeau n’a aucune ombre.

Le contre argument donné par la Nasa : Le drapeau ne flotte pas, il donne l’air de flotter en raison de son aspect plissé. Il est en fait fabriqué dans une toile renforcée de fil de fer rigide imitant l’aspect fripé d’un drapé battant dans le vent et soutenu par une potence pour le faire tenir droit (la partie horizontale de la potence est d’ailleurs parfaitement visible sur les photos). Il est en réalité parfaitement statique comme en attestent les clichés pris à différents instants. Les mouvements perçus sur la vidéo sont dus aux mouvements des astronautes eux-mêmes pour enfoncer le drapeau dans le sol. L’absence d’atmosphère sur la Lune fait qu’aucune résistance n’est appliquée sur l’inertie des mouvements du drapeau, rendant exagéré chacun de ses mouvements pouvant laisser croire que le drapeau « flotte au vent » lorsque celui-ci est manipulé. Les tenants de la théorie du complot se contredisent sur le fait qu’ils disent que les images ont été tournées sur un plateau de tournage, non en plein air. Quand personne ne touche le drapeau, il reste immobile comme le montrent les images ci-contre.

  • Les appareils photo emportés par les astronautes comportaient un système de marquage sous forme de petites croix ; or, sur certaines photos, ces croix seraient « cachées » par les éléments d’avant-plan ce qui tend à prouver que ces éléments ont été ajoutés ultérieurement à la prise de la photo par le biais d’un photomontage.

Le contre-argument : Les croix ne seraient pas masquées par les éléments du décor mais simplement « brûlées » par les éléments d’image de couleur blanche. Les zones blanches de la pellicule sont celles éclairées par la lumière, qui aurait tendance à se diffuser dans la couche sensible du film, provoquant cet effet de débordement du blanc.

  • Sur la Lune, en l’absence d’atmosphère pour diffuser la lumière solaire, la seule source de lumière est le Soleil. Or un certain nombre de photos montrent des objets dans l’ombre qui sont visibles comme s’il y avait une ou plusieurs autres sources importantes de lumière.

Le contre-argument : Il existe des sources de lumière secondaires, comme les réflexions sur le sol ou sur la combinaison spatiale de l’astronaute qui prend la photographie. La luminescence du sol lunaire est d’environ 1 000 000 lx, ce qui est bien plus que nécessaire pour déboucher n’importe quelle ombre.

  • Sur certaines photos, des astronautes sont dans l’ombre du module lunaire, et pourtant, ils sont toujours visibles, or, ils devraient être drapés d’obscurité. De plus, à contre-jour, le contour des silhouettes devrait être imprécis, et pourtant, tous les détails sont visibles.

Le contre-argument : La surface de la Lune et les parties métalliques et blanches du module lui-même et des combinaisons portées par les astronautes font effet de réflecteurs, les ombres sont « débouchées ».

  • Plusieurs photos montrent des ombres portées dans des directions différentes, alors que la lumière solaire venant de suffisamment loin, toutes les ombres devraient être parallèles.

Le contre-argument : Ce ne seraient pas les ombres qui ne seraient pas parallèles, mais le relief du sol qui en donnerait l’illusion. De plus, si une seconde source de lumière était présente, les ombres seraient dédoublées, ce qui n’est pas le cas sur la photo.

  • Les appareils photo étaient difficiles à manipuler dans le contexte lunaire et en combinaison spatiale, il est donc difficile de comprendre comment autant de photos de bonne qualité ont pu être prises.

Le contre-argument : Au total, les astronautes des missions Apollo ont pris 18 663 photos manuellement (1 470 lors de la mission Apollo 11 dont 339 sur le sol lunaire), on peut comprendre que certaines aient été réussies. Les optiques utilisées étaient des grands-angulaires, et le format du 6 x 6 cm, ce qui permettait une grande profondeur de champ et une marge pour éventuellement « recadrer » les images avant leur diffusion. De nombreuses images peuvent paraître « quelconques » ou même « ratées », elles sont toutes consultables sur le site du Lunar and Planetary Institute. Seules les plus spectaculaires ou les plus belles ont été présentées au public par les médias.

  • Le réacteur du module en se posant aurait dû brûler et chasser la poussière de dessous le LEM, ce qui aurait créé un cratère qui n’est présent sur aucune image.

Le contre-argument : Le réacteur n’est pas suffisamment puissant pour brûler le sol, et la couche de poussière n’est pas suffisamment profonde au site de pose pour qu’on voie un cratère. Sur les photos des missions suivantes, la couche de poussière était plus importante, et le cratère apparaît.

  • Les poussières lunaires chassées par le réacteur du LEM auraient dû se redéposer après, or les images montrent les pieds de celui-ci parfaitement propres. Ceci d’autant que les poussières lunaires sont réputées se déposer et s’infiltrer partout, car elles seraient maintenues en suspension au-dessus du sol lunaire à cause de la répulsion électrostatique due à l’accumulation de charges électriques induites par les rayonnements ionisants et particules émis par le Soleil.

Le contre-argument : Le réacteur est coupé avant d’atteindre le sol pour ne pas renverser le module lunaire (surpression dans la tuyère du réacteur) et en l’absence d’atmosphère la poussière lunaire retombe immédiatement (dans le vide la vitesse de chute d’une poussière est similaire à celle d’un objet dans l’atmosphère terrestre) de sorte que la poussière a eu le temps de retomber avant la fusée, même si sur les photos des missions suivantes, on peut voir le cratère formé par le réacteur.

  • Les documents filmés, s’ils sont accélérés à vitesse double rendent l’impression d’être pris en gravité terrestre.

Le contre-argument : Seuls les extraits choisis dans le documentaire donnent cette impression, ce qui laisse entendre que les réalisateurs ont construit un document visant à induire le public en erreur.

Exemple : sur le document vidéo du premier atterrissage (Apollo 11), on voit Aldrin faire des bonds absolument impossibles à faire sur Terre lors de sa descente du LEM. Il se sert de l’échelle comme d’un rail (guide) avec ses mains pour ne pas perdre l’équilibre, et saute de bas en haut, sans aucun effort apparent, alors qu’il porte une combinaison spatiale de plus de 70 kg.

  • Dans la vidéo, au moment du premier atterrissage, le bruit du moteur n’est pas perceptible et il ne couvre pas les voix des astronautes.

Le contre-argument : Le « bruit » ne peut se disperser en l’absence d’air. Dans la cabine, les microphones « voix » des astronautes sont conçus pour éliminer les bruits parasites et sont positionnés dans la combinaison et devant la bouche.

  • Dans le décor, on ne discerne aucune étoile. C’est un moyen simple pour ne pas être confondu par les astronomes.

Le contre-argument : Le Soleil est une source de lumière intense, les appareils photographiques ont été paramétrés pour l’exposition de jour et quelques étoiles apparaissent dans la grande majorité des photographies et films de ces missions. Les quelques clichés utilisés sont une exception. Personne ne met en doute l’existence de la station spatiale Mir et pourtant, sur la dernière photographie la représentant, on ne voit guère d’étoiles.

  • Des photos prises à des moments et en des endroits différents présentent un arrière-plan identique. Deux photos présentent le même arrière-plan, mais sur l’une on trouve le module lunaire, pas sur l’autre. D’autres exemples du même type ont été mis en évidence.

Le contre-argument : Il suffit de se déplacer par rapport au module lunaire pour obtenir une image avec ou sans le LEM dans le cadre, sans altérer l’arrière-plan, qui est éloigné. Sur Terre, chacun peut photographier un paysage lointain depuis plusieurs points différents sans constater de différences sur le plan de la perspective.

  • Lorsque le module décolle de la Lune, il n’y a pas de traînées de fumée derrière le module.

Le contre-argument : Même si les dessins « scientifiques » montrés dans le documentaire (qui ne sont en fait que des dessins artistiques) représentent un LEM décollant dans une gerbe de flammes, le véritable LEM décolle en une brève et puissante poussée, suffisante pour échapper à l’attraction lunaire. La flamme en question est légèrement visible sur certaines vidéos11 et il n’y a pas de fumée de combustion sans atmosphère. De plus, la poussée soulève de la poussière et déchire l’aluminium recouvrant la base du LEM.

  • Les bandes vidéo des atterrissages diffusées dans le monde sont des copies à la qualité dégradée. La NASA a égaré les enregistrements originaux d’Apollo 11, lesquels, selon les adeptes de la théorie du complot, auraient permis une analyse plus poussée et mettraient ainsi fin à cette controverse.

Le contre-argument : Les images vidéo, en noir et blanc, ont été transmises de la Lune à la Terre par signal radio en SSTV, un signal de faible qualité, et à une époque où la technique vidéo ne permettait pas une grande qualité d’image. Les données étaient reçues par des radiotélescopes situés en Australie et en Californie et enregistrées au sol sous forme de données brutes sur des bandes d’un pouce. Les images diffusées en direct (dont sont issues les « copies à la qualité dégradée ») ont été obtenues en filmant les moniteurs sur Terre avec des caméras de télévision, après démodulation du signal, et envoyées par satellite aux stations de télévision. La NASA a déclaré, lors d’une conférence de presse le 16 juillet 2009, que les bandes originales avaient vraisemblablement été effacées pour être réutilisées, comme il était courant à l’époque. Cependant, des copies vidéo à la qualité moins dégradée (avant transfert par satellite) ont été retrouvées. Ces images ont été restaurées en 2009 sur une durée de trois heures et un montage des moments forts de la mission a été présenté pour la première fois au public le 6 octobre 2010 en Australie. Il faut également signaler les enregistrements des données envoyées par les instruments scientifiques des six Apollo Lunar Surface Experiments Package dont la mission de cinq d’entre elles a continué jusqu’au 10 septembre 1977 et dont les données ont entre autres servi à comprendre la tectonique lunaire.

Le décès de certains astronautes :

 

Dans la « Théorie de la Conspiration : avons-nous été sur la Lune ? », un programme de la chaîne Fox TV datant de l’année 2001, les présentateurs parlent d’une dizaine d’astronautes morts dans des circonstances « mystérieuses » pour préserver le secret.

Liste des astronautes de la NASA décédés :

  • Theodore Freeman (mort lors du crash de son T-38, 1964)
  • Elliot See et Charlie Bassett (accident de T-38, 1966)
  • Virgil Grissom (incendie d’Apollo 1, janvier 1967). Son fils, Scott Grissom, et sa femme, Betty Grissom, pensent que l’accident était en fait un homicide17.
  • Edward White (incendie d’Apollo 1, janvier 1967)
  • Roger B. Chaffee (incendie d’Apollo 1, janvier 1967)
  • Edward Givens (accident de voiture, 1967)
  • Clifton Williams (accident de T-38, octobre 1967)

Autres :

  • Michael James Adams, pilote de X-15 pour l’US Air Force. Ce n’était pas un astronaute mais il avait volé à plus de 50 miles d’altitude (plus de 80 km) à bord d’un X-15, franchissant la frontière de l’espace selon la définition de l’USAF. Le 15 novembre 1967, il se tue à bord d’un X-15 après avoir franchi l’altitude de 266 000 pieds (plus de 81 000 mètres).
  • Robert Henry Lawrence, pilote de l’US Air Force, devait devenir un des pilotes du Manned Orbital Laboratory de l’USAF (programme qui sera annulé plus tard), il se tue en décembre 1967 dans le crash de son Lockheed F-104 Starfighter à l’atterrissage.
  • Thomas Ronald Baron, un inspecteur chargé des contrôles de qualité et de sécurité18 sur les modules de commande du programme Apollo de septembre 1965 à novembre 196619, est tué en avril 1967 avec sa femme et sa fille dans la collision de leur automobile avec un train17 une semaine19 après son témoignage à Cap Kennedy du 21 avril 1967 auprès d’une commission de parlementaires enquêtant sur l’accident d’Apollo 120. En congé depuis novembre 1966, il avait été renvoyé le 5 janvier 1967 par North American, la compagnie qui l’employait, après qu’il eut transmis à la presse ses critiques sur les méthodes de travail de son employeur19. Après enquête, la cause du drame est officiellement déclarée comme un « accident » par la police, Baron aurait essayé de faire passer la voie à sa voiture avant le passage du train.

Source : wikipédia

Conclusion :

 

Face à de telles preuves, il est difficile de nier le fait que nous soyons aller sur la Lune. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, nous vous invitons à regarder l’émission de télévision « Mythbusters » diffusée sur la chaîne américaine ‘Discovery Channel ». Celle-ci met définitivement fin à cette théorie du complot lunaire. Les liens vers les 3 parties vidéos de cette émission seront présents sur le forum Eden Genesis.